Penser la forme sérielle

Présentation

Sérialité et série TV : H. Machinal (9h)

Sérialité et cinéma : I. Le Corff (3h) / C. Montoya (3h)

Sérialité et peinture : MC Agosto (US - 3h) / A.Kerhervé (GB - 3h) / M. Montoya (ESP - 9h)

Sérialité et littérature : H. Machinal (6h)

 

- Sérialité et séries Tv (Machinal 3x3h) 9h

Contenu : les séminaires seront d’abord consacrés à la prolifération des séries TV depuis le début des années 2000, en particulier les séries qui s’inscrivent dans les genres de l’imaginaire (fantastique, Policier, SF). On se penchera également sur les théories de la narration sérielle (Cornillon) et les structures narratives que peuvent présenter les séries. Les différents formats sériels et les esthétiques qui les sous-tendent nous amèneront à étudier les modes d’élaboration de « mondes possibles » spécifiques au mode sériel. Enfin, la place et la fonction de la fiction sérielle à la période contemporaine nous conduira à considérer la perspective transmédiatique.

 Bibliographie :

Stéphane Benassi, « Sérialité(s) et esthétique de la fiction télévisuelle », Belphegor 14, 2016, https://belphegor.revues.org/770

Michel Kokoreff, « Sérialité et répétition : l’esthétique télévisuelle en question », Persée, Vol 1, n° 1, 19-39, 1989, http://www.persee.fr/doc/quad_0987-1381_1989_num_9_1_1966

 

Sérialité et cinéma (Montoya C 3h, Le corff 3h)

C Montoya :

En nous appuyant sur des exemples tirés de séries hispaniques (espagnoles et latino-américaines), nous essaierons de dégager une esthétique de la sérialité qui nous permettra de la définir comme genre à part entière au même titre que le feuilleton du 19éme siècle ou certaines BD du 20éme siècle.

Bibliographie:
- Colonna Vincent, L'Art des séries Télé, Ed. Payot & Rivages, Paris 2010. 

 

I. LeCorff

À travers de multiples exemples pris dans l’histoire du cinéma, ce cours sera l’occasion d’interroger les différentes manières dont le cinéma a, depuis toujours, partie liée avec la sérialité. Nous aborderons la sérialité cinématographique par les notions de caractérisation, de structures et de stratégies narratives, de temporalité. Nous étudierons également les enjeux de la sérialité à travers les franchises, remakes et sequels du cinéma dit commercial.

 Bibliographie :

Beylot, P. Le récit audiovisuel. 2005. Paris. Armand Colin.

Esquenazi, J-P. L’humour de Tati, in Humour(s) : cinéma, télévision et nouveaux écrans. (dir.) M-F Chambat-Houillon & I. Le Corff- Revue Mise Au Point 9/2017. https://map.revues.org

Laurichesse. H. La sérialité au cinéma : une stratégie de marque ? in Sérialité : Densités et singularités. (dir.) G Soulez. Revue Mise Au Point 3/2011.

Soulez G. Sérialité : Densités et singularités- Introduction. Revue Mise Au Point 3/2011. https://map.revues.org

 

- Sérialité et peinture (Montoya 9, Agosto 3, Kerhervé 3)

 - Sérialité et peinture (Angleterre) Kerhervé (3h)

Le cours aborde la manière dont les peintres anglais s'évertuent, à partir du XVIIIe siècle,  à créer une "école anglaise", reflet de la modernité de sa société, en imposant une iconographie nationale qui s'appuie notamment sur la notion de sérialité picturale. Il s'agira d'aborder, en contexte, les œuvres de Hogarth, de Reynolds ou de Turner, et celles d'autres artistes moins célèbres des XVIIIe et XIXe siècles.

- Sérialité et peinture US

« Art en séries : Andy Warhol et Walter Benjamin » (Agosto 3h)

Andy Warhol est mondialement connu comme la star du Pop Art, à cause de ses séries d’images, empruntées à la société de consommation américaine, comme les boîtes de soupe Campbell et les photographies de Marylin Monroe, qu’il produisit à grande échelle dans les années 1970 et 1980 à partir du procédé de sérigraphie sur toile. Non seulement il abolissait ainsi la frontière entre arts plastiques et photographie, mais il inaugurait aussi une nouvelle phase d’expression artistique où le cliché, multiplié et multipliable à l’infini, signe l’exténuation du sens. Son discours sur l’art et sur la société américaine sera examiné à la lumière des théories critiques de Walter Benjamin qui, en 1936, analysait la perte d’aura et le renversement de la fonction sociale de l’art « à l’époque de sa reproduction mécanisée ».

----------------------

- Klaus Honnef, Andy Warhol, Taschen, 2000

- Walter Benjamin, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée »,(1936), Ecrits français, Paris, Gallimard, 1991

 

 - (Espagne) Sérialité et peinture (Montoya : 3x3h)

On connaît la série réalisée par Picasso à partir du tableau emblématique de Velazquez, Les Ménines, les séries gravées de Rembrandt, les vues de la montagne Sainte-Victoire de Cézanne, los portraits obsessionnels de Van Gogh. Il y a, en effet, série lorsqu’un peintre exécute une suite continue et cohérente de tableaux, de dessins ou de gravures qui constituent non seulement une déclinaison d’un même modèle initial mais un véritable parcours dans la recherche de cette vérité ultime qu’est l’œuvre d’art. De même la peinture religieuse, mythologique, les portraits royaux des grands peintres des XVIe et XVIIe siècles, les natures mortes flamandes, dans la répétition thématique que ces ouvrages constituent posent le problème du sujet, du sens de celui-ci, et de l’écriture plastique en général. En analysant plusieurs œuvres des plus grands peintres espagnols, néo-espagnols et hispano-américains, ce cours se propose de réfléchir sur ce qu’est la sérialité en peinture (respect de la norme, transgression de celle-ci, écart par rapport à celle-ci, etc.) et montrant qu’au-delà de la fascination qu’exerce le modèle, le travail sériel pose la représentation comme objet de connaissance et non de reconnaissance.

Arasse, Daniel, Le Détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture, Flammarion, Paris 1992.
Arasse, Daniel, L’ Annonciation italienne, Hazan, Paris 1999.
Arasse, Daniel, Les visions de Raphaël, Liana Levi, sl 2003.
Baxandall, Michael, Formes de l’intention. Sur l’explication historique des tableaux, Jacqueline Chambon, Nîmes 2000.
Bourdieu, Pierre, Manet. Une révolution symbolique, Seuil, Paris 2013.
Lahire, Bernard, Ceci n’est pas un tableau : Essai sur l’art, la domination, la magie et le sacré, La Découverte, Paris 2015.
Marin, Louis, Le récit est un piège, Minuit, Paris 1978.
Marin, Louis, Le portrait du roi, Minuit, Paris 1981.
Marin, Louis, De la représentation, Gallimard-Le Seuil, Paris 1994.
Marin, Louis, Politiques de la représentation, Kimé, Paris 2005
Montoya, Manuel, « Le signe de la Croix : Pour une approche sémiotique de la représentation de la Crucifixion en Espagne », Actes du XXVe Congrès de la S.H.F. Université Lumière ; Lyon II, mars 1991, p.15-34.
Montoya, Manuel, Le peintre herméneute : théorétique et théologie de l’image dans la peinture espagnole des Siècles d’Or (1560-1730), thèse de doctorat d’État, Montpellier 1998, 1448 p.
Montoya, Manuel, « Du débat sur les ‘accidents’ de Trente aux qualités extensibles de Descartes : réalités et fonctions du détail dans la peinture de Fray Juan Sànchez Cotàn », Les Séminaires du GRIMIA , 1, GRIHM/GRIMIA, Université Lumière-Lyon 2, « Le Détail et le Tout », 2000 p.155-215.

Sérialité et peinture (Mme Agosto 3h) :

« Art en séries : Andy Warhol et Walter Benjamin » 

            Andy Warhol est mondialement connu comme la star du Pop Art, à cause de ses séries d’images, empruntées à la société de consommation américaine, comme les boîtes de soupe Campbell et les photographies de Marylin Monroe, qu’il produisit à grande échelle dans les années 1970 et 1980 à partir du procédé de sérigraphie sur toile. Non seulement il abolissait ainsi la frontière entre arts plastiques et photographie, mais il inaugurait aussi une nouvelle phase d’expression artistique où le cliché, multiplié et multipliable à l’infini, signe l’exténuation du sens. Son discours sur l’art et sur la société américaine sera examiné à la lumière des théories  critiques de Walter Benjamin qui, en 1936, analysait la perte d’aura et le renversement de la fonction sociale de l’art « à l’époque de sa reproduction mécanisée ».

----------------------

- Klaus Honnef, Andy Warhol, Taschen, 2000

- Walter Benjamin, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée »,(1936), Ecrits français, Paris, Gallimard, 1991

 

 

Sérialité et littérature (6h Machinal)

Le roman feuilleton : 3H Machinal

Contenu : Le roman feuilleton et les formes feuilletonnesques remontent au XIXe siècle pour ses formes les plus populaires et de développent au moment de l’essor de la presse périodique en France et en Angleterre. Nous étudierons les différentes formes que prend cette écriture sérielle au XIXème et nous nous pencherons sur ses avatars à la période contemporaine.

Bibliographie :

Baroni, R. (2007), La Tension narrative. Suspense, curiosité et surprise, Paris : Seuil, « Poétique ».

Dubois, Jacques , « Feuilleton », Encyclopædia Universalis [en ligne], URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/feuilleton/

Schaeffer, J.-M. (1999), Pourquoi la fiction ?, Paris : Seuil, « Poétique ».

 

La littérature jeunesse : 3h Machinal

Contenu : La littérature jeunesse, nouvelle catégorie éditoriale à défaut de nouveau genre, s’inscrit aussi souvent dans un format sériel. On s’intéressera à l’essor de la littérature jeunesse au tournant du Xxème siècle et aux critiques qui revendiquent sa valeur littéraire.

Bibliographie :

Bruno P., La littérature pour la jeunesse, EUD, 2010.

Chelebourg, C. , Les fictions de jeunesse, PUF, 2013.

Prince, N. La littérature jeunesse, Armand Colin, 2015.