Images et anthropologie culturelle

Présentation

  •  « Approches critiques de l’altérité », Nathalie Narvaez (9h)
  • « La pratique anthropologique en Australie », Anne Le Guellec (4.5h)
  • « Patrimoine immatériel et vivant des peuples indigènes en Amérique latine », Jaqueline Balint (9h) → Patrimoines et peuples autochtones
  • « Études frontières », Anais Fabriol (9h)

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Le cours propose un aperçu de différentes pratiques anthropologiques et de leurs effets dans divers champs culturels résultant de la colonisation européenne (Amérique du Sud et Océanie), ainsi que sur la frontière États-Unis/Mexique. Les questions de la construction idéologique de l’altérité ethnologique, de la muséification de traditions vivantes, et de l’appropriation culturelle seront notamment abordées, ainsi que les tactiques de résistance élaborées par les populations autochtones.

 

Nathalie Narvaez : Approches critiques de l’altérité (9h)
Invitation à explorer les constructions de l’altérité en interrogeant les dynamiques induites par les perspectives eurocentrées sur les populations des Amériques latines et les points de fuite décoloniaux actuellement à l’œuvre.

 

Patrimoines et peuples autochtones

    La pratique anthropologique en Australie (4h30), Anne Le Guellec : 

Le séminaire montre pourquoi la pratique anthropologique est hautement politisée en Australie. Après une comparaison entre l'anthropologie culturelle américaine et l'anthropologie sociale britannique, il s’agira de comprendre comment les données anthropologiques ont pu servir tout autant à nier la souveraineté aborigène –entre les mains d’autorités (néo)coloniales–, qu’à la réaffirmer, notamment dans des œuvres d’artistes aborigènes.

    Images et anthropologie culturelle, Jaqueline Balint (4h30)

Ce séminaire explore la notion de patrimoine immatériel et vivant des peuples indigènes, Il aborde également le rôle crucial des traditions chamaniques comme éléments clés de cet héritage culturel. Le programme met en lumière les risques et enjeux liés à la préservation de ce patrimoine vivant, en particulier le problème complexe de l'appropriation culturelle. Il s'agit d'étudier comment la culture dominante peut s'emparer des éléments indigènes, les décontextualiser et les commercialiser, menaçant ainsi leur intégrité et leur survie.

Études frontalières, Anaïs Fabriol (9h)

Ce cours consistera en une cartographie de la manière dont sont gérées la culture et les conceptions identitaires à la frontière Mexique/États-Unis, ainsi que dans les représentations littéraires et artistiques, de la fin du XXe siècle à nos jours. Le cas des États du nord-ouest du Mexique, ainsi que leur rapport à l'usage de l'espagnol chez leurs voisins états-uniens, serviront de fil conducteur à cette étude, tout comme la pertinence d'aborder spécifiquement cette zone à l'heure d'internet et de la mondialisation.