Éthique

Présentation

ANNEE 2025-2026

 

  • APIL 1320, Éthique

Enseignante : Philipe OUVRARD.

Le but de ce cours est triple :

  1. Il va d’abord s’agir de partir d’enjeux pratiques concrets, mais suffisamment généraux pour traverser diverses époques et rassembler des orientations philosophiques les plus variées (cas de conscience, responsabilité, maltraitance, consentement...).

  2. Toutefois, ceux-ci seront aussi réfléchis à l’aide des concepts majeurs eux-mêmes problématiques de la philosophie morale et éthique (bien, mal, dignité, autonomie, moralisme, valeurs et normes, polythéisme des valeurs, universalismes…).

  3. Et l’objectif sera enfin de fournir une culture philosophique conséquente sur les textes qui questionnent et travaillent philosophiquement ces enjeux et ces concepts (d’abord évidemment les textes classiques de la philosophie morale et éthique de toutes époques et de tous courants philosophiques, mais aussi des textes plus secondaires nécessaires eux aussi au raisonnement).

Le questionnement qui guidera ce cours interroge le lien entre liberté et morale : est-il possible de vivre librement sa vie sans pour autant s’autoriser à agir n’importe comment, par rapport à autrui, voire par rapport à soi ? Or, cette question concerne celui qui agit, celui envers lequel il a à agir, et ce au nom de quoi il a à agir.

  1. L’agent moral peut-il être libre tout en agissant moralement ? À quoi bon exiger quelque chose de soi en-dehors de la contrainte des lois ? Chacun n’est-il pas libre d’inventer sa vie comme il l’entend, dès lors qu’il tient compte des limites légales ?

  2. Quel est le destinataire de la morale ? Envers quoi ou envers qui est-il moralement exigible d’agir (autrui ? soi-même ? le vivant ? la nature en général ? Dieu ?…) ?

  3. Qu’en est-il de la justification dans le domaine moral ? Qu’est-ce qui autorise à qualifier les conduites humaines en termes de bien et de mal ? Pour quelle raison telle action aurait-elle la valeur du « bien agir », alors que telle autre aurait celle d’un « mal agir » ? Le relativisme peut-il en somme être évité dans le domaine moral ?

Pour tenter de résoudre ces problèmes, nous parcourons alors une série de thèmes. Des travaux oraux seront proposés et précisés à la rentrée.

Bibliographie indicative (qui sera complétée lors du cours) :

Monique Canto-Sperber et Ruwen Ogien, La philosophie morale, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 2006.

Aristote, Éthique à Nicomaque, trad. R. Bodéüs, éd. GF.

I. Kant, Fondation de la métaphysique des mœurs, trad. A. Renaut, éd. GF.

J.-S. Mill, De la liberté, trad. L. Lenglet à partir de celle de D. White, éd. Gall., Folio Essais.

F. Nietzsche, La généalogie de la morale, trad. P. Wotling, Le livre de poche.

F. Nietzsche, Par-delà bien et mal, trad. Wotling, GF.